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Interview : FEAR FACTORY

Propos recueillis par Bob Roberts

Fear Factory

TRASH MÉTAL INDUSTRIEL

Fear Factory est un groupe de trash expérimental. «Obsolète» qui sort chez Roadrunner est leur troisième album. FF a aussi réalisé la musique d'un jeu très attendu : Messiah. Mais également de NFL Extreme et de Carmageddon. Entre deux tournées, les quatre musicos ne renoncent jamais à se mettre une tannée sur leurs jeux de bastons préférés. C'est ainsi que nous les avons coincés, Burton (brameur) et Christian (basseux) chez l'éditeur en ayant amené avec nous une PlayStation...

Playstation Magazine : Vous semblez apprécier Tekken 3, connaissez-vous tous les personnages ?

Burton : Oui. Et lorsque nous partons en tournée, on n’oublie jamais notre memory card, c'est primordial.

Christian : On a joué à Tekken 3 encore hier soir et même d'ailleurs quelques temps avant sa sortie puisque Raymond, notre batteur, l'avait rapporté du Japon. Alors comme on a une console avec un chip japonais... On ira à Tokyo prochainement pour faire notre marché.

Playstation Magazine : A quels jeux jouez-vous d'habitude ?

Burton : A Tekken principalement, on adore aussi Soul blade et Tomb Raider I et II. J'aime beaucoup les jeux d'aventure et de bastons. J’ai d'ailleurs fini Tomb Raider II avec l'aide d'une memory card garnie de sauvegardes.

Playstation Magazine : Il y a des jeux dont vous attendez la sortie ?

Burton : J’attends Tomb Raider Ill avec une Lara Croft nue et une plus grosse poitrine, de taille triple D (ce qui doit correspondre à un bon 140).

Playstation Magazine : Tomb Raider, le film, vous y croyez ?

Christian : Cela dépend de l’actrice.

Playstation Magazine : On parle de Sandra Bullock ou d'Elizabeth Hurley.

Burton : Sandra Bullock dans le film ? Non, elle doit être athlétique, plutôt Elizabeth Hurley dans ce cas, si j'ai le choix (rires).

Playstation Magazine : Jouez-vous beaucoup lors de vos tournées ? Dans le bus, entre les concerts ?

Christian : Oh mon dieu, on ne fait que ça ! Notre batteur rapporte à chaque tournée un gros sac de voyage, du style sac de sport, qu'il bourre de pochettes contenant chacune une trentaine de CD. Avec ça, on peut transformer la partie habitable du bus en salle d'arcade en un rien de temps.

 

Playstation Magazine : Comment en êtes-vous venus à composer de la musique pour des jeux vidéo ?

Burton : C'est encore Raymond (N.D.A. : décidément !) qui connaît énormément de personnes dans l'industrie du jeu vidéo. II ne rate aucune convention et, dernièrement, il a fait le vol de Los Angeles pour Atlanta (la convention se terminait le jour de l'interview, Raymond a donc loupé la tournée de promo rien que pour assister à l'E3).

Playstation Magazine : Outre la gloire, pensez-vous que cela peut apporter quelque chose au groupe ?

Burton : En plus du fun, c'est aussi un bon moyen de toucher un nouveau public, une nouvelle audience. Il y a aussi le fait que d'habitude, les compagnies de jeux vidéo n'ont pas le temps de s'occuper de la musique pendant la conception : un thème musical est ce qui vient généralement en dernier, devenant une chose qu'on colle, qu'on rajoute par dessus. Habituellement dans les jeux vidéo, on utilise un titre existant déjà sur un album. Mais cette fois, nous avons pu les écrire spécialement pour le jeu et c'est surtout pour cela que nous avons saisi l'opportunité de le faire.

Playstation Magazine : Etiez-vous excités à l'idée de bosser avec l'équipe de Shiny et de David Perry ? Connaissiez-vous ses précédents titres ?

(Burton terrasse son collègue et pousse un cri de victoire tiré de Mortal Kombat)

Burton : Eh bien, en fait, MDK est un jeu très rapide, peut-être trop, sinon j'aime bien Earth Worm Jim. Mais en fait nous recherchions quelque chose qui ait un rapport plus direct avec notre musique. Raymond est allé voir les types de Shiny et s'est présenté comme étant de Fear Factory, les développeurs ont écouté nos albums et ont trouvé que nous collions parfaitement avec le jeu. L'idée pour nous était de collaborer sur un titre avec lequel notre musique serait en parfaite symbiose, au même titre que les artistes présents sur WipEout qui est pour nous un modèle du genre. Quant à Messiah, nous avons pu voir ce que le jeu donnait à l'heure actuelle : son univers est très proche de Fear Factory avec les possessions de personnages, l'ambiance et ce genre de chose.

Playstation Magazine : A ce propos, est-ce que vous trouvez que le trash est plus approprié pour les jeux vidéo que la musique techno ?

Burton : Non, toute musique dotée d'une certaine dose d'énergie fait l'affaire, pour ce qui est des jeux de combats, de courses et de shoots. Mais, bien sûr, si tu passes la musique symphonique de Titanic derrière Tekken 3, ça ne risque pas d'aller.

Playstation Magazine : Votre dernier album, Obsolete, parle beaucoup des rapports entre les humains et les machines. Est-ce que vous vous sentez proches d'artistes comme H.G. Giger ou d'autres gars qui tripent biomechanique ?

Christian : Je trouve que ses œuvres sont excellentes mais il demeure encore très organique. Il a une vision du futur bien à lui et son travail peut être une bonne source d'inspiration. Nous adhérons à sa vision de l'avenir.

Playstation Magazine : Et quand aux écrivains et réalisateurs du mouvement Cyber/horreur/fantastique ?

Burton : Oh, j'adore. Gibson, bien sûr, et Bruce Sterling. Côté films, nous sommes des grands fans de John Carpenter.

Playstation Magazine : Saviez-vous que John Carpenter venait lui aussi de signer la musique d'un jeu (NDA : Sentinel Returns) ?

Christian : Cool, j'adore la musique de Halloween et de New York 1997, ce sont de grands morceaux de bravoure au clavier. Carpenter est notre réalisateur préféré car il traite le surnaturel d’une façon très légère et possède un vrai style. Le premier Halloween est un vrai film comique ainsi que Jack Burton.

Playstation Magazine : Que pensez-vous de l'industrie du jeu vidéo ?

Burton : Le jeu vidéo devient un gros business et c’est sans doute l'une des grosses industries du futur. Les jeux évoluent sans cesse, apportant et utilisant de nouvelles technologies, et comme Fear Factory, ils parlent sans cesse de l'avenir et cela colle parfaitement. Mais en fait notre rêve serait de faire un jeu Fear Factory.

INTERVIEW PAR BOB ROBERTS

PHOTOS PAR PATRICK SORDOILLET

PRESSE-PAPIERS

/ ENTREVUE

L1 + R1 + SELECT, ■, ●, ▲, ●, ■

“Cette interview est la propriété, du magazine et de son auteur.”

Copiste :  Cledus

Magazine : 

PLAYSTATION MAGAZINE N°22 / Juillet-Août 1998

Source du magazine : 

Collection personnelle

- Cliquez-ici pour télécharger la version originale -

« En fait notre rêve serait de faire un jeu Fear Factory »

« Écouter l'album Obsolete »

 

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