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Interview : PASSI BALENDE

Propos recueillis par Vladimir Sebansky

PASSI JOUE EN SOLO

RAPPEUR, CHANTEUR ET COMPOSITEUR

Avec plus de 200 000 albums vendus, la carrière solo de Passi débutée à la fin de l'année dernière semble sur la bonne voie, en tout cas celle du succès. En attendant un nouvel album, notamment celui qui sortira l'année prochaine qu'il termine d'enregistrer avec ses collègues du Ministère Amer, nous avons rencontré Passi devant une console  PlayStation.

Passi : Mon premier jeu sur PlayStation c'était Rayman. Mais j’aimais pas, je suis retourné le changer. En fait y a plein de jeux que j'ai échangés, qui ne me plaisaient pas, je pourrais même pas te ressortir tous les titres. J’allais me rouler dans les magasins où tu échanges les jeux. T’achètes un jeu 300 balles, tu viens l'échanger il vaut plus 150 balles alors que t'as joué une fois dessus à peine.

Playstation Magazine : Il y a quand même des jeux que tu gardes, qui ne retournent pas en magasin pour un échange ?

Passi : En ce moment j'ai Tekken 2, Crash Bandicoot, Time Crisis et Soul Blade que j’adore. Et bien sûr FIFA World cup 98. J’ai eu WipEout. Je le trouvais trop dur. Faut vraiment apprendre à le manier, tu donnes un coup sur le joypad et tu te retrouves tout de suite à l'ouest. J'ai pas Resident Evil, ni le un ni le deux. J’ai peur de rentrer dedans pour l'instant parce qu'on m'a dit que quand tu commences tu le lâche plus après. Et ça me fait flipper vu que j'ai plein de taff, en ce moment j'ai pas vraiment le temps de m'asseoir pour jouer à la PlayStation, mais dès que je peux je m'achète ces deux-là.

Playstation Magazine : Et avant la PlayStation, t'étais déjà joueur ?

Passi : J’ai commencé à l'époque de Mario Bros, sur Nintendo. C’était ma première console. Mais avant ça je jouais avec mes grands frères, sur la console Atari. Mon jeu préféré c’était Space lnvaders. J'ai beaucoup joué aux jeux électroniques, aux jeux Game & Watch quand j'étais j’étais môme. Sur Mario Bros on jouait toute la nuit avec les potes, on faisait des concours. Après je me suis plongé dans mes études, je m'interdisais de jouer à fond mais je tombais sur des jeux chez les potes.

Playstation Magazine : Il y a eu une période de creux entre la Nintendo et ta PlayStation. Qu'est qui t'as décidé à racheter une console ?

Passi : Même en période de creux, où je n'ai pas eu de console, je restais en contact avec les jeux par l’intermédiaire de mes neveux. Je restais connecté, ils me montraient les nouveautés. Et puis quand j'allais dans un certains studios je voyais la PlayStation. Quand on enregistré l'album 95200 avec le Ministère Amer on préparait souvent les musiques chez Guetch. Il avait déjà une PlayStation, dès sa sortie. Il a toujours été hyper branché  là-dessus. Même si  j’ai acheté la console assez récemment, il y a un an et demi, j’en ai toujours vu autour de moi.

Playstation Magazine : Finalement, maintenant que t’as essayé plein de jeux en en ramenant des tonnes dans les magasins, c’est quoi ton genre préféré ?

Passi : J’aime bien les jeux de combats. J’aime bien certains jeux de voitures et les jeux dans l'espace aussi, surtout quand t’as un bon vaisseau, et que tu vois ton appareil. Même dans les jeux de courses, d'ailleurs, je prends toujours la vue extérieure, je ne me place jamais dans la voiture. J’aime bien jouer à plusieurs, surtout. J’ai entraîné mon frère. Maintenant il a acheté une PlayStation pour son fils. Je pense que c’est bien pour les petits aussi, ça les prépare à l’ère électronique, les ordinateurs. En studio on bosse beaucoup avec des ordinateurs, mais comme j’aime par trop toucher aux appareils des autres je n’y connais pas grand-chose. Je suis en train de monter mon propre studio, et là je m'y mettrai. C'est une question de mois." Pour l'instant je suis en train de chercher l'endroit où monter ce studio.

Playstation Magazine : Le grand public te connaît surtout depuis la sortie de ton album solo en novembre 97, mais avant ça il y avait le Ministère Amer (Stomy Bugsy, Doc Gynéco...). Vous vous connaissiez depuis combien de temps ?"

Passi : On se connaît tous depuis 15 ans. On a toujours cherché à bosser la musique, on cherchait à acheter des petites boîtes à rythme. Guetch commençait à chercher des samplers. J’ai toujours voulu toucher la musique, mais je me disais que temps que je n'avais pas encore fait toutes mes preuves en tant que rappeur, tant que je ne m'étais pas encore imposé ... Mais j'avais des notions, je sais comment ça marche, comment on fait cette musique. Je les ai appliquées après pour mon album solo."

« LORS DE MES ÉTUDES, JE M'INTERDISAIS DE JOUER A FOND »

Playstation Magazine : Qu'est-ce qui vous a motivé à bosser ensemble, à fonder un groupe ?

Passi : C'était l'époque du Break et du Hip-Hop. Vouloir mettre son nom partout sur les murs ou vouloir mettre son nom dans toutes les radios. Cette envie de devenir de plus en plus large, comme on dit dans Je rap. C'est un jeu artistique, plus tu avances plus on t'attend au tournant Et plus tu dois arriver au bout de tes défis."

Playstation Magazine : Pratiquement chaque membre du Ministère Amer a une carrière solo aujourd'hui. C'est quelque chose que vous aviez toujours eu envie, mener les deux fronts en même temps ?

Passi : Depuis le début on s'est toujours dit qu'on allait faire des albums de groupe et des albums solo. Parce qu'il y avait des morceaux qu'on écrivait à trois, d'autres seul. On voulait se diversifier, faire des choses plus personnelles et garder le Ministère pour la guerre. L'image c'est : le Ministère Amer c'est l'armée en temps de guerre, et quand on est en solo t'es chez toi avec frères et sœurs en train de jouer à la PlayStation.

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“Cette interview est la propriété, du magazine et de son auteur.”

Copiste :  Cledus

Magazine : 

PLAYSTATION MAGAZINE N°24 / OCTOBRE 1998

Source du magazine : 

Collection personnelle

- Cliquez-ici pour télécharger la version originale -

Playstation Magazine : Vous prévoyez de sortir un nouvel album du Ministère l'année prochaine, apparemment  vous êtes toujours en guerre. Contre qui, quoi ?"

Passi : Y a encore beaucoup de choses à dire. Regarde l'état du monde dans lequel on vit. Les problèmes existent toujours, on peut faire la fête quand on est tout seul, et penser au monde quand on est en groupe. Que ce soit par le Ministère Amer ou par les albums solo, on a toujours défendu un truc : le franc-parler. Je dis ce que j'ai envie de dire, on ne me censure pas, j'ai envie de crier, de gueuler sur un truc qui m'énerve. Le rap c'est un truc à messages, le plus important c'est ce que tu dis, ce que tu donnes. Le message peut passer sur une musique cool ou sur une musique barbare. Notre côté militant est toujours là : fier de sa race, de sa religion, de ses pensées, de ses idées, qu'elles soient comme celles des autres ou différentes.

INTERVIEW PAR VLADIMIR SEBANSKY

PHOTOS PAR PATRICK SORDOILLET

 

Cette

balade musicale vous est offerte par EMOTIONAL ROAD.

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