• Instagram
  • YouTube
  • FaceBook
cledus-et-eluminel_public-library_v4.png
1/1

JULIEN CHIÈZE (GOLLUM)

Joypad / PlayStation Magazine / Gameblog.fr / Journaliste Indépendant

RESIDENT EVIL NEMESIS

DÉCISIONS VITALES

Vision de chaos. Brume opaque, crépitement de brasiers léchant les façades ravagées de Raccoon City et, au loin, le raisonnement lugubre du beffroi Saint Michel. Tout espoir a été balayé par une récente averse, un déluge qui, au lieu d'apporter la purification, entraîna la désolation. Inexorablement les ténèbres engloutissent chaque ruelle, étouffent chaque âme. Traquée au cœur de ce piège infernal, Jill Valentine tente néanmoins de résister. Pourtant à leur tour, ses forces finissent par l'abandonner. Trouver un dernier échappatoire semble vain, le désespoir annihile la moindre parcelle de volonté. Mais comme aimait le dire Alphonse Daudet : « où serait le mérite, si les héros n'avaient jamais peur ? » Nous nous situons alors à quelques heures de Resident Evil 2, le temps accélère votre perte, fait augmenter l'horreur. Oui, vous aurez peur, oui, vous côtoierez la mort. Aurez-vous le courage d'affronter à nouveau vos pires cauchemars ?

→ + ■, ← + ●, SELECT

“Ce test est la propriété, du magazine et de son auteur.”

Copiste :  Cledus

Magazine : PlayStation Magazine N°40 / Mars 2000

Source du magazine : 

http://www.abandonware-magazines.org 

Crédit photo Julien Chièze : Morgan Taltavull

- Cliquez-ici pour télécharger la version originale -

Les nouvelles créatures de cet épisode ne vous accorderont pas le moindre répit. Jamais le bestiaire de la série n'avait été aussi varié et effrayant.

■ L'innovation majeure de cet épisode reste sans conteste l'intégration du Live Selection. Son principe est simple : à dix moments-clefs de l'aventure, soudainement, l'écran se figera, puis les battements du cœur de Jill s'emballeront alors que deux choix vous seront proposés. Une alternative qui aura d'importantes répercussions sur la suite de l'aventure. Méfiez-vous, car vous ne disposerez alors que d'une fraction de seconde pour prendre votre décision. Bien évidemment, sachez qu'il existe toujours un choix plus judicieux que l'autre (méthode plus expéditive que de se sortir d'un danger, embranchement vous permettant de gagner du temps), mais avouons, qu'il n'est pas toujours évident de parvenir à le discerner dans la panique. Rythmant l'aventure, suscitant de belles montées d'adrénaline, le Live Selection ajoute une profondeur au déroulement du scénario et voue permettra d'aborder l'action sous différents angles, si vous souhaitez vous replonger plusieurs fois dons le jeu. Une excellente initiative. ■

« A quoi bon continuer de lutter, si toutes nos souffrances doivent rester vaines ? Pourquoi s'acharner à faire couler le sang, si l'agonie de toute une ville doit couvrir mes rugissements désespérés ? Personne n'a voulu écouter Chris et je n'ai pas eu sa patience. Tous nos efforts ont été réduits à néant. Le goût amer du pouvoir et de l'argent de notre maire nous plongera dans un abîme de haine, de mort. Mes oreilles... Aah, ça recommence ! Ce frisson indescriptible, cette odeur de putréfaction, ces cris, ces râles rauques ! Je sombre dans la folie, j'en suis persuadée. Le véritable courage n'est beau que dans l'adversité... Pfuii, j'en ai marre d'entendre de telles foutaises ! Marre de mener cette vie, que dis-je, cette fuite minable. Je me sens exténuée, souillée. Il me serait si facile de fermer les yeux, de presser la détente et de me laisser sombrer dans cet océan glacial qui m'apaiserait à jamais. Parfois mon cœur, mes yeux m'implorent d'avoir ce courage... à moins qu'il ne s'agisse de lâcheté ? Aaah ma tête, je ne sais plus, ou plutôt, non, je ne veux plus savoir. Pourtant, je dois persévérer, ne serait-ce que pour me montrer digne de votre mémoire. Kenneth, Forest, vous avez sacrifié vos vies pour nous sauver, Barry, Chris et moi. Malgré ma lassitude, entendez ma promesse : jamais, jamais je ne renoncerai. Umbrella paiera ! Je fais le deuil de ma vie, car moi, Jill Valentine ne suis désormais plus qu'un ange de la mort prêt à frapper ! »

UNE QUESTION

D'ÉQUILIBRE

Shinji Mikami, créateur et producteur de la série l'avait annoncé : ce troisième volet serait dédié aux fans ! Alors, au final, ces commentaires apparaissent plus superfi-

Le retour des Hunters risque de vous pétrifier d'effroi. Vélocité et puissance en font des tueurs redoutables.

- ciels que prévus (vous ne remarquerez que quelques clins d'œil aux précédents épisodes). Il reste clair que ce titre renoue avec les racines du genre. Nous ne pouvons que nous en réjouir. Enfin, le grand retour de la flipette, des nuits blanches, des cauchemars hantés par d'hideux êtres putréfiés et accessoirement l'apparition de mes premiers cheveux blancs. Euh, je tiens quand même à prévenir ma famille, je m'avance un peu pour le dernier élément. Ouf, car si je commence à paniquer comme ça, j'suis pas rendu moi. Quoi qu'il en soit, trois ans après leurs premiers pas dans l'horreur, nombreux considèrent encore le sombre manoir surplombant Raccoon City comme l'épicentre du survival/horror, tandis qu'ils n'hésitent plus à se montrer critiques avec un Resident Evil 2, bien trop classique et déséquilibré à leurs yeux. Le premier volet restant donc à ce jour la référence absolue du genre avec son ambiance oppressante, son dos-

Riches et fins, les environnements s'illustrent comme étant les plus aboutis de la série.

-age maîtrisé entre action, effroi et réflexion, mais surtout la véritable nécessité de survie (peu de zombis, oui, mais excessivement peu de munitions et de rubans de sauvegarde aussi !), Capcom était, peut-être plus que d'habitude, attendu au tournant. Et puis le besoin d'évolution se faisant sentir, la volonté des joueurs semblait bien légitime. Alors si les quelques photos proposées ici suffiront à vous faire comprendre que dans la forme, le titre n'a pas connu de bouleversements radicaux, croyez-moi, foi d'accro aux terreurs ludiques, Resident Evil Nemesis risque fort de vous entraîner dans les tréfonds de l'horreur ! Sortez vos tubes d'Euphytose, où votre petit cœur pourrait vous faire faux bond.

ET CAPCOM

INVENTA LA PEUR

Bon, tout d'abord, mettons les choses au point. Pour susciter l'effroi, quels éléments ne faut-il négliger sous aucun prétexte ? Quoi ? Qui vient de me dire qu'il suffit de placer une tendre et douce jeune femme désorientée dans une ville infestée de zombis ? Ah lala, on les reconnaît les mecs, pas très chevaleresque comme attitude. Enfin, c'est vrai que c'est une Jill Valentine court vêtue que l'on retrouve ici équipée d'une panoplie d'armes assez sidérante. Normal, me direz-vous car il faudra en vouloir pour repousser des hordes de zombis devenus réellement plus nombreux et agressifs. Plus intelligents aussi puisqu'ils peuvent désormais emprunter les escaliers, courir, se déplacer en meute compacte et même vous prendre à revers. Stressant à souhait. Cependant, je préfère entendre la réponse de Jean-Claude, qui souligne qu'il est très important de fermer ses 

Un excellent travail a été à nouveau réalisé pour accentuer le sentiment d'oppression sur certaines scènes particulièrement intenses.

De nombreux éléments graphiques animés ont été intégrés. Les décors ainsi que l'ambiance gagnent en réalisme.

volets, d'éteindre la lumière et de poser un casque audio sur sa tête. Oui, voilà quelqu’un qui suit un peu. Mais j'attends autre chose. Euh non, Elodie, 11 ans, habitant dans le Lot, il ne suffit pas non plus que les méchants fassent « Bouuu-ouuuh » pour que cela constitue un excellent jeu d'horreur. Profitons-en pour souligner-que si le bestiaire accueille une dizaine d'espèces dont certaines inédites comme les suceurs de cerveau, les vers géants, vous assisterez aussi avec une joie mêlée d'horreur au grand retour des Hunters ! J'en vois déjà trépigner de terreur ! Bref, pour arrêter là le massacre et puisque je vois que vous aimez bien qu'on vous mâche le travail, je vais vous présenter ma zolie théorie à deux francs six sous. Vous l'avez cherché. Donc, d'après mon expérience (allez, je lâche les grands mots, soyons fous), pour faire grimper l'adrénaline d'un joueur, il est nécessaire de maintenir un rythme excessivement discontinu tout au long de l'aventure. Ne comprenez pas qu'il faut que l'aventure soit molle, mais il est important d'instaurer des phases de « récupération », d'attente du prochain temps fort. Paradoxalement, dans un jeu d'horreur, le calme peut en effet paraître stressant. L'alternance entre des phases d'angoisse et de calme où finalement rien ne se passe permet d'endormir notre attention pour finalement mieux nous surprendre. Passer son temps à abattre du zombi devient vite lassant si cela constitue le cœur du jeu. N'oubliez jamais que les sursauts ne doivent pas être banalisés, et que leur rareté et disposition adéquate leur confèrent nécessairement plus d'impact. Eh bien, si vous reprenez ces éléments et que vous y ajoutez une bonne dose d'action et de réflexion, du stress permanent, une réalisation technique stupéfiante, un 

Les zombis fondront sur vous par vagues successives. Repousser leurs assauts requiert une certaine dextérité.

Combattre le Nemesis nécessite énormément de concentration et un arsenal des plus impressionnants. Courage.

scénario prenant qui pousse à s'attacher aux personnages, une bande son aussi percutante qu'angoissante, le tout truffé d'innovations de gameplay... vous obtiendrez Resident Evil Nemesis ! Ça y est, je sens que vous allez craquer...

VÉLOCE ET HAINEUX,

LE NEMESIS INCARNE

À LUI SEUL L'HORREUR

À L’ÉTAT BRUT

RETOUR AUX SOURCES

■ L'ambiance lugubre du manoir de Resident Evil premier du nom restera à jamais ancrée dans la mémoire des joueurs. Dans l'inconscient collectif les vieilles bâtisses surchargées de meubles d'une autre époque canalisent les peurs. A partir de la seconde moitié de cet épisode, c'est donc avec joie que vous plongerez dans un beffroi gothique donnant lieu à quelques passages cultes, puis viendra le temps de découvrir le jardin public sous l'orage. La beauté raffinée des lieux, la musique discordante et les événements terrifiants qui s'y dérouleront, tout contribuera à ce que la peur atteigne de nouveaux sommets. ■

A VOUS GLACER LE SANG

■ Le Nemesis n'est pas un simple ennemi, loin de là, puisqu'il symbolise la nouvelle approche de la peur souhaitée par les développeurs. En effet, après l'utilisation quasi outrancière des sursauts liées aux effets de surprise (une vitre qui explose, un zombi qui jaillit de nulle part), ici s'ajoutera un sentiment de peur panique permanent. Le stress à l'état pur, lorsque vous percevrez les pas lourds du Nemesis s'approcher. Plus que jamais, l'ouïe devient une alliée indispensable. Une peur qui est aussi entretenue par une amélioration de l'intelligence des monstres. Plus véloces, plus nombreux et mieux organisés, ces derniers pourront aussi vous atteindre n'importe quand, n'importe où. Franchir une porte ou gravir un escalier ne représente plus un gage de sécurité tant l'interactivité avec divers éléments du décor a été poussée, mais je vous laisse la surprise. Un conseil, méditez cette phrase et attendez-vous au pire. Pour compenser ce regain d'agressivité, Jill a aussi bénéficié de nouvelles habilités. Ainsi, grâce à une manipulation précise, il vous sera désormais possible de vous retourner brutalement pour fuir, voire d'esquiver une attaque tout en brandissant immédiatement votre arme. Les combats ont donc gagne en intensité, mais aussi en intérêt. Sans parler d'aspect tactique, il est toutefois évident qu'il faudra parfois réfléchir deux secondes avant d'affronter une horde de zombis. ■

IMPRESSION

D'OPPRESSION

Plus que par des grandes phrases, cerner les forces de la nouvelle superproduction de Capcom se résumerait en un mot : amélioration. C'est laconique, j'en ai conscience, mais cela vous permettra de comprendre que tous les secteurs de jeu ont bénéficié de réglages plus ou moins importants. Résultat, cette dernière aventure de la série sur PlayStation a été peaufinée avec amour. Animations excessivement réalistes, variété des situations, suspens... Assurément, vous serez comblé. Pourtant, dans ce flot des nouveautés, un facteur assez subtil mais ô combien primordial suffira à attirer tel un rouleau à mouches  - ne le prenez pas mal, je fais aussi partie des mouches si ça peut vous rassurer- les fans de la première heure. Les développeurs sont en effet parvenus à synthétiser habilement les principaux atouts des deux premiers épisodes, évitant à ce troisième volet de sombrer dans le piège de la simple réactualisation. Réjouissez-vous, le spectre du marketing sans âme ne viendra donc pas hanter vos nuits. Cependant, vu les horreurs qui vous attendent, n'envisagez pas pour autant de passer des nuits paisibles. Les développeurs ont révisé leurs classiques et ont décidé d'apporter beaucoup de diversité (le maître mot de cet épisode) à l'aventure. En effet, sans vous replonger intégralement dans une ambiance aussi dérangeante que lors du premier opus, Resident Evil 3 marque clairement une volonté de soigner aussi bien le fond que la forme. A commencer par l'attention portée à la variété des lieux, des enviro-

nements graphiques, des contrastes de textures. Contrairement à l'architecture glaciale de Resident 2 qui se limitait principalement à des espaces bétonnés, mettant en lumière des couleurs froides, trop franches et finalement peu propices à l'épouvante, les graphistes ont élargi leur palette et ont apporté une chaleur-étouffante à de nombreux passages. L'usage plus fréquent de boiseries, tapisseries ou revêtements rocheux renforcent ce sentiment d'oppression. Les puristes découvriront aussi que l'alternance des volumes a été mieux dosée avec l'apparition de fréquents passages en extérieur. Une fois de plus, alors que Resident 2 n'offrait que des

successions de couloirs austères, la richesse des environnements est ici remarquable. L'effet recherché est la montée crescendo de la tension. Tout débute donc dans des lieux étriqués comme la visite de lugubres ruelles, de hangars, puis se profileront une tour gothique véritable chef-d’œuvre de l'horreur, un ténébreux hôpital, un jardin public glauquissime, des égouts, etc. Au fil de l'aventure, vous serez donc happé par une curiosité difficile à contenir, et les découvertes successives donneront à chaque fois un souffle nouveau à votre périple diabolique. Bien évidemment, l'ensemble est mis en scène de manière dramatique avec, pour la première fois, une prise en compte des conditions climatiques comme le vent, l'orage ou la nuit qui s'abattent sur certains quartiers. De nombreux détails viennent aussi donner plus de vie aux décors, conférant ainsi plus d'impact à certaines scènes. Jamais l'effroi n'avait été aussi permanent et nous n'avons pas encore abordé le chapitre Nemesis. Vous pouvez déjà trembler !

Ambiance glauque et rencontre effrayante. Incarnez Carlos sera assez bref, mais particulièrement intense.

Un passage dans le cimetière de Raccoon City que de nombreux fans attendaient depuis le premier épisode. Unique !

LES NOUVELLES FICELLES

DE L'HORREUR

Plus que tout, l'originalité de cet épisode provient réellement de la nuance instaurée dans la manière de ressentir la peur. Dans cette optique, le féroce Nemesis fait indiscutablement figure de géniale création pour tous ceux qui aiment voir leurs cheveux se dresser. Cet implacable colosse, qui emprunte son nom à une divinité de la mythologie grecque, a su garder l'esprit de vengeance et de haine qui animait la déesse antique. Il vous poursuivra perpétuellement armé de son lance-roquettes, prêt à jaillir, à défoncer un mur, une porte, à pousser d'un revers de la main quelques zombis qui oseraient s'intercaler entre vous et lui. Ne cherchez pas à connaître ses motivations, elles sont aussi sommaires que son vocabulaire. Les « S.T.A.R.S », cette créature de l'enfer ne s'intéresse qu'à eux. Et encore, uniquement pour les réduire à l'état de poussière. On regrettera tout de même que malgré les annonces de Shinji Mikami, ce redoutable personnage ne soit pas qu'un « vulgaire » tyran, une création d'Umbrella et non un ancien ennemi de Jill comme cela avait été sous-entendu. Dommage pour les fans. Son exceptionnelle capacité à vous stresser reste, en revanche, bien réelle. Mais heureusement, le Nemesis ne constitue pas l'unique force du titre. Le Live Selection qui vous permettra d'effectuer des choix primordiaux pour le déroulement de l'aventure, l'interaction plus poussée avec les éléments du décor, les nouvelles habilités de Jill, la possibilité d'incarner en cours de jeu Carlos... ce sont aussi ces éléments qui conféreront toute la richesse au titre. Alors s'il semble inutile de répéter combien cet épisode fait figure de chef-d’œuvre en la matière (même si Resident Evil premier du nom reste toujours la référence ultime), Capcom a pourtant, comme d'habitude, trébuché en fin de parcours, ratant de peu la possibilité d'atteindre le jeu parfait. Comme vous pouvez l'imaginer devant les antécédents de la série,

cette nouvelle aventure pèche aussi par des incohérences de scénario de plus en plus exaspérantes, mais surtout par une durée de vie assez limitée. Pour votre première partie, comptez dans les six heures pour les acharnés et dans les douze heures pour les novices ou les angoissés. Dans la moyenne, rien de plus. On regrettera aussi que la difficulté générale ne soit pas un peu plus corsée, car autant vous prévenir, à moins de jouer les yeux fermés (ce qui n'est pas trop recommandé) jamais vous ne serez à court de munitions ou de vivres. Attention, vous pouvez lire la phrase suivante en prenant un air supra méditatif et vous la jouant minute nostalgique, il paraît que ça rend le texte plus vivant. « Aaaah, il est bien loin le temps où, perdu dans le manoir, vous erriez avec comme unique compagnon un pitoyable chargeur de magnum. Il est loin le temps où un zombi esseulé au fond du couloir suffisait à vous glacer le sang, alors que votre santé criait déjà pitié. Oui, ce temps est bien révolu. » Néanmoins, malgré ces quelques flottements finalement assez prévisibles, grâce à un rythme des plus trépidants, un scénario prenant, une ambiance réellement fantastique, mais surtout grâce à de multiples améliorations de gameplay, Resident Evil Nemesis se frayera aisément une place au panthéon de l'horreur ludique. Un titre angoissant et intense qui prouve que les zombis ont encore une longue vie devant eux !

NE MÉNAGER PAS VOS MÉNINGES

■ Si les énigmes n'ont jamais constitué l'élément le plus abouti de la série, elles représentent néanmoins une composante indispensable au bon équilibre du jeu. Un équilibre quelque peu altéré dans Resident Evil 2 au détriment d'une action plus trépidante, chose qui avait fort déplu aux fans. Conscient de la situation, Capcom a décidé d'y remédier de son mieux en intégrant, dans cet épisode, une pléiade d'énigmes des plus conséquentes. Alors vous pouvez aisément imaginer que toutes ne nécessiteront pas un intellect démoniaque, mais certaines se révéleront cependant bien sympathiques pour les neurones. En outre, leur quantité amplement supérieure à la moyenne permet de mieux doser l'alternance action, effroi et recherche. Une volonté des plus louables qui réjouira tous ceux pour qui le bourrinage incessant peut vite exaspérer. ■

Ce dernier épisode PlayStation a repoussé les limites du gore. Attendez-vous à des flots d'hémoglobine et d'os broyés.

RESIDENT EVIL 3 NEMESIS  -  369F

POUR QUEL PUBLIC ?

Les amoureux du premier épisode et, ceux qui apprécient d'abord un jeu pour son ambiance.

8

 

5

 

6

 

- DESIGN --

Des environnements d'une richesse rare. Des personnages crédibles.

- ORIGINALITÉ --

Les recettes de l'effroi sont un peu remodelées, l'ensemble reste assez classique.

- DURÉE DE VIE  --

Votre première partie durera de 6 à 12 heures, selon vos talents de survivant.

9

 

7

 

8

 

- MUSIQUE ET SON  --

Grondements sourds de vos armes, râles des zombis et musiques angoissantes.

- JOUABILITÉ  --

Les fans retrouveront leurs marques, tout en découvrant d'intéressants mouvements.

- TECHNIQUE  --

2D pré-calculée  avec intégration de persos 3D. Une technique maîtrisée.

NOTE GLOBALE ET RÉSUMÉ 

Si certains craignaient de voir la série s'enliser, il n'en est rien, puisque RE3 fait figure d'épisode le plus abouti. Atmosphère flippante, sentiment d'oppression permanent, améliorations du gameplay,

tout a été regroupé pour que l'horreur soit totale.

 

JULIEN

9

 

LE COMPARATIF : BIEN PLUS ABOUTI ET PRENANT QUE RESIDENT EVIL 2, MOINS GLAUQUE QUE SILENT HILL.

 

Cette

balade musicale vous est offerte par EMOTIONAL ROAD.

+Découvrir la

page de l'artiste

© 2020 cleduseluminelpubliclibrary.com - V.1.0